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Le modèle Vittel

Le marché des eaux en bouteille a subi au cours des dernières années une baisse significative de ses ventes, en raison de la crise économique mais aussi de l’image de pollueur que lui attribue la bouteille en plastique. Pour répondre à ces enjeux, les acteurs majeurs du secteur, au premier rang desquels la marque Vittel, ont décidé de s’engager.

Vittel est déjà engagée dans un programme de préservation de l’écosystème  à Vittel depuis plus de vingt ans, à travers sa filiale Agrivair, pour préserver la ressource, en valorisant  des pratiques agro-écologiques auprès de tous les acteurs économiques de la région. Agrivair a ainsi réussi a faire passer une zone de plus de 10 000 hectares au zéro phyto, que ce soient les exploitations agricoles, sportives ou les jardins prives situes sur la zone d’impluvium de l’eau minérale. Mais ce dont Philippe Pierre, le gérant-fondateur d’Agrivair est le plus fier, c’est de la démarche dans sa globalité. Philippe est un passionné du développement territorial et pour lui on doit nécessairement agir simultanément sur tous les enjeux du territoire pour une démarche cohérente réussie. Ceci inclut les dimensions économique, sociale et environnementale de tous les enjeux du territoire pour tous les acteurs : la biodiversité, l’eau, les sols et les activités humaines, tout est interdépendant. Agrivair a ainsi été jusqu’à aider les acteurs locaux a repeupler le territoire de coccinelles pour rétablir l’équilibre de l’écosystème. Une démarche territoriale intégrale.

Vittel a aussi réalisé le bilan carbone de ses activités, ainsi qu’un ambitieux plan de réduction de 20 % de ses émissions, en réduisant le poids de l’emballage et en optimisant le transport par exemple. Mais ceci ne suffisait pas, ces réductions sont certes nécessaires pour baisser son impact sur le réchauffement climatique, mais il faut aussi créer du lien et agir pro activement pour réengager le consommateur sur ce marché. C’est l’esprit de l’engagement de Vittel pour le projet Alto Huayabamba  en Amazonie, qui contribue à la reforestation de 350 000 arbres par an, avec un objectif d’un million d’arbres plantés sur trois ans d’ici fin 2012. Un programme très ambitieux et significatif, qui s’accompagne aussi a présent de la préservation de 30 000 hectares de forêt vierge du projet Martin Sagrado, qui fait directement écho au programme de préservation Agrivair de la ressource a Vittel. Vittel entend créer des ponts et des échanges réguliers entre Agrivair et la concession de Martin Sagrado, car un grand nombre de problématiques sont communes pour la préservation de ces territoires. Un premier voyage de presse et d’échange technique a eu lieu en septembre dernier avec Philippe Pierre, pour échanger avec les petits producteurs de l’Alto Huayabamba.  Un savoir-faire et un engagement qui renforcent l’idée que l’entreprise est interdépendante de son écosystème au niveau local mais aussi face a ces enjeux globaux.

Certes, il restera toujours des émissions incompressibles de Co2 pour produire et distribuer ces eaux et les mécanismes de compensation ne résolvent pas tout.  Mais elles font de ce secteur, le plus attaqué sur la question du CO2, à présent un des plus engagé en la matière. Espérons que d’autres secteurs d’activité suivront l’exemple d’eux-mêmes, en comprenant l’intérêt qu’il y a à réduire ses émissions, pour la Planète mais aussi pour réduire ses coûts, et compenser pour engager une relation pleine de sens avec ses clients.

En effet, ces initiatives, au delà de la comptabilité carbone, permettent de réintroduire plus de sens et d’éco-responsabilité dans le discours des marques. Elles fidélisent en mettant en avant des valeurs de solidarité et de préservation de l’environnement, là où la publicité avait parfois tendance à valoriser artificiellement le produit. Elles sensibilisent le public et lui montrent l’exemple. Espérons que ce modèle Vittel fera école.

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