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Rapport Planète Vivante : 52% des espèces sauvages ont disparu en 40 ans

En 40 ans, l’action humaine a entraîné la disparition de plus de la moitié des animaux sauvages de la planète ; un constat alarmant que nous rapporte le WWF à travers son rapport Planète Vivante 2014.

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Entre 1970 et 2010, l’Indice Planète Vivante – qui mesure l’évolution de 10.380 populations de 3.038 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons – a chuté de 52 %. « Autrement dit, en moins de deux générations, la taille des populations des espèces de vertébrés a fondu de moitié. Or, les différentes formes du vivant sont à la fois la matrice des écosystèmes permettant la vie sur Terre, mais aussi le baromètre de ce que nous faisons subir à notre planète, notre unique demeure. » (WWF France)

Le constat est préoccupant, en atteste certains points-clés du rapport :

  • Actuellement, une Terre et demie serait nécessaire pour répondre aux besoins en termes de biens et services écologiques dont l’humanité use chaque année.
  • « En 2010, l’empreinte écologique globale atteignait 18,1 milliards d’hectares globaux (HAG), soit 2,6 HAG par habitant, alors que la biocapacité totale de la Terre se montait à 12 milliards d’HAG soit 1,74 HAG par habitant.»
  • La plus forte baisse régionale de l’IPV est localisée en Amérique du Sud, suivie de près par la région Asie-Pacifique.
  • « La perte et la dégradation de l’habitat ainsi que l’exploitation par la chasse et la pêche (qu’elles soient intentionnelles, à des fins alimentaires, ou sportives, ou accidentelles, comme les prises accessoires) sont les premières causes de déclin. Le changement climatique est la deuxième principale menace pesant sur l’IPV. »

« La situation est si préoccupante qu’il semble difficile d’envisager l’avenir avec optimisme. Difficile, certes, mais pas impossible, parce que c’est en nous-mêmes, qui sommes à l’origine du problème, que nous pouvons trouver la solution. » Alors, que faire ?

UNE SOLUTION : LA PROTECTION ET CONSERVATION DES ESPACES NATURELS

Dans son rapport, l’organisation WWF met en avant l’exemple des zones protégées, dont la biodiversité baisse deux fois moins vite : « Les aires protégées offrent un refuge aux espèces menacées qui, ailleurs, seraient confrontées à un risque d’exploitation accru. Preuve en est, le déclin des populations de tigre (Panthera tigris) dû au braconnage, à la perte d’habitat, et au conflit homme/animal est plus prononcé en dehors des aires protégées (Walston et coll., 2010). Inversement, la population de tigres au Népal, répartie entre cinq aires protégées et trois corridors, a vu son effectif progresser de 63 % entre 2009 et 2013 »

Cette action de conservation des espaces naturels et protection de la biodiversité est soutenue par Pur Projet au Pérou avec la préservation de la forêt amazonienne au travers du programme Martin Sagrado.

L’état de San Martin est l’un des plus déforesté du Pérou. San Martin était l’Etat principal producteur de coca au Pérou dans les années 1980. La coca a été éradiquée, un vrai succès, appelé « le modèle San Martin » observé à travers le Monde. Ainsi, faire de cette région à nouveau un modèle en termes de conservation forestière communautaire est un ambitieux projet de développement collectif.

Le projet vise ainsi à combiner pour la région, la reforestation des aires dégradées, via des modèles agro-forestiers, avec la protection des forêts, de façon complémentaire. Les activités sur place sont organisées par la Fundacion Amazonia Viva qui coordonne les initiatives des différents groupes.

Les agents techniques forestiers veillent à la protection des forêt et des espèces au sein du projet Martin Sagrado en Amazonie péruvienne. Photo de Christian Lamontagne
L’équipe technique de la Fundacion Amazonia Viva coordonne le projet de conservation de Martin Sagrado en Amazonie Péuvienne et assure son « monitoring » via les méthodes mises en place en collaboration avec Pur Projet. Des  activités complémentaires, comme le développement de l’écotourisme, sont également implémentées. Photo de Christian Lamontagne

Le projet s’est développé dans la continuité du projet de reforestation Alto Huayabamba mené par  les producteurs de la coopérative ACOPAGRO. Environ 2 millions d’arbres ont été plantés autour et à l’intérieur de parcelles de cacao, contribuant ainsi à la restauration de l’écosystème duquel les cultures dépendent et à la diversification des revenus des producteurs.

Le projet Martin Sagrado prévoit également des activités d'éducation environnementale pour sensibiliser les communautés à la protection de la biodiversité.
Le projet Martin Sagrado prévoit également des activités d’éducation environnementale pour sensibiliser les communautés à la protection de la biodiversité.

L’implémentation de modèles agro-forestiers permet la création d’un cercle vertueux alliant régénération de la biodiversité, développement humain, accroissement des ressources naturelles et revenus pour les populations locales. C’est là tout l’enjeu des actions de Pur Projet au quotidien, dans l’espoir de contribuer à inverser l’évolution de l’Indice Planète Vivante.

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