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Comprendre ce qui se cache derrière le terme COP 21

Ces dernières semaines, nous entendons beaucoup parler de COP 21 mais à quoi ce terme renvoie-t-il concrètement ?

Du 30 novembre au 11 décembre 2015, La France présidera la 21ème Conférence des Parties de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 21). « C’est une échéance cruciale, puisqu’elle doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C. » (Ministère du Développement durable)

L’enjeu est de taille puisqu’il marquera une étape décisive dans la négociation du futur accord mondial sur le climat qui entrera en vigueur en 2020. L’objectif : que toute la communauté internationale, pays développés comme pays en développement – soient engagés par un accord universel juridiquement contraignant sur le climat afin de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C.

Selon le gouvernement français qui prépare cette conférence en coordination étroite avec les présidences des conférences actuelles et à venir (la Pologne pour celle de 2013 et le Pérou en 2014) ; « L’accord devra en effet mettre en œuvre un changement de paradigme, prenant en compte le défi climatique non comme un nécessaire « partage du fardeau » des émissions, mais également comme une opportunité de créations d’emplois et de richesses, d’invention de nouveaux modes de production et de consommation. »

  • Les grandes étapes d’ici Paris Climat 2015 :

Agenda 2014

« L’année de l’ambition. Il a été convenu lors de la conférence de Doha en 2012 que les premiers éléments de l’accord seraient prêts à la fin de 2014. De plus, le Secrétaire général des Nations Unies organisera une réunion à haut niveau à l’automne afin de mobiliser les chefs d’États et de gouvernements. »

21 septembre 2014 : Marche pour le Climat, des manifestations sont organisées partout dans le monde, notamment à Londres, Berlin, Amsterdam, Paris, Stockholm, Rome, Madrid, New Delhi, Melbourne ou Rio de Janeiro: au total, plus de 2.700 événements prévus dans 158 pays.

Pur Projet a été présent à la Marche pour le Climat à Paris.
Pur Projet était présent à la Marche pour le Climat à Paris.

Un record historique : Selon l’ONG Avaaz, cette marche planétaire pour le climat a réuni plus de 675 000 personnes tout autour de la planète avec un record historique pour New York qui réunit à elle-seule plus de 300 000 personnes.

23 septembre 2014 : « Sommet sur le Climat, accélérer l’action » tenu par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, à New York.

23 et 24 octobre 2014 : Conseil européen (Adoption du Paquet Énergie climat 2030)

6 et 7 novembre 2014 : Pré Cop ministérielle (Venezuela)

Décembre 2014 : COP21/CMP10 Lima (Pérou). Production d’un projet de texte de négociation sur l’accord 2015 et décision sur les informations que les pays devront fournir dans leurs contributions en 2015.

Agenda 2015

« L’année de la négociation détaillée de l’accord ». L’objectif : parvenir à un consensus entre les 195 Parties à la Convention lors de la conférence Paris Climat afin que cet accord puisse entrer en vigueur dès 2020. Evidemment, l’accord qui sera conclu lors de la COP 21 ne sera pas forcément un accord final, mais sera une première prise de décision concertée qui pourra être complétée par la suite.

Juin et octobre 2015 : Sessions de négociation de la CCNUCC à Bonn.

30 novembre – 11 décembre : COP21/CMP11 à Paris Le Bourget.

  • Qui participe aux COP ?

Des représentants de chaque pays signataire de la CCNUCC (la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques) lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 : c’est-à-dire 195 États parties. Participeront également à ces conférences : des représentants de l’ensemble des acteurs non-étatiques de la société (organisations gouvernementales et non gouvernementales, collectivités territoriales, syndicats, entreprises, scientifiques…)

La participation de Pur Projet

Dans le cadre de la COP 21, Pur Projet s’investit dans plusieurs programmes et actions. Parmi ceux-ci,  le projet R20.

Le R20 (Regions of Climate Action) est une ONG mondiale fondée par Arnold Schwarzenegger rassemblant les grandes régions du monde dont l’objectif principal est de mettre en avant le rôle capital des régions dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Les 10 et 11 octobre derniers, s’est tenu le premier Sommet mondial des régions pour le climat en présence de l’ex-gouverneur de Californie, Laurent Fabius, Anne Hidalgo ou encore Nicolas Hulot. L’ambition de ce Sommet était de mobiliser tous les secteurs en partant du terrain, fédérer les régions, villes, entreprises et investisseurs autour d’une déclaration commune : la « Déclaration de Paris ». L’objectif? Les engager à œuvrer concrètement pour le climat et presser les gouvernements nationaux à parvenir à un accord à Paris en 2015.

En préparation de la Conférence Paris Climat 2015, le président du R20 a demandé à Vincent Champain, président de L’Observatoire du Long Terme, de préparer un rapport sur ​​ »la transition climatique par l’innovation ». Ce rapport vise à :

  • Identifier et illustrer les solutions innovantes développées par le secteur privé ou public qui contribueront de manière significative à réduire les émissions de carbone à court et à moyen terme, c’est à dire les innovations déjà ou presque matures et proches de la viabilité économique d’ici 2020
  • Montrer et quantifier leurs effets possibles, sur la réduction des émissions carbone, et d’un point de vue économique (coûts et économies potentielles)
  • Évaluer les obstacles possibles à leur développement et démontrer la façon dont les pouvoirs publics et la réglementation peuvent influencer et accélérer leur essor

Pur Projet participe à ce rapport activement en présentant les bénéfices quantifiables qu’apporte la pratique de l’agroforesterie dans les filières agricoles partout dans le monde (augmentation des rendements des cultures, accroissement de la biodiversité environnante, impacts sur le climat).

Si vous souhaitez davantage d’informations sur la COP 21, nous vous invitons à lire cet article complet du MEDDE : Paris Climat 2015

Si vous souhaitez davantage d’informations sur le projet R20, vous pouvez suivre toutes les actualités sur la page suivante (en anglais) : Regions of climate action ou sur les prochains articles qui seront publiés sur le blog de Pur Projet !

3 commentaires

  1. Contre la décroissance, l’écologie dénataliste

    Non à la décroissance et à la paupérisation de la société ; oui à l’écologie dénataliste

    Déjà exploitées comme le pétrole, ou en cours d’évaluation comme les hydrates de méthane, les réserves d’énergie fossile de la Terre pourront longtemps encore être mises au service du progrès ; sans compter les améliorations à venir dans le domaine des énergies renouvelables, ou ce que la nécessité conduira le génie humain à inventer. L’humanité n’est donc pas encore condamnée à la décroissance, présentée comme la seule réponse à un épuisement de ces ressources, jugé proche alors même qu’elles ne sont que très approximativement connues.

    Par contre, le nombre d’êtres humains, passé de 250 millions à 7 milliards en 2 000 ans croît inexorablement (200 à 250 000 individus s’y ajoutent chaque jour) et sera, au minimum, d’une dizaine de milliards à la fin du siècle. L’humanité promet donc, non seulement de consommer jusqu’à épuisement ces ressources nécessairement limitées, mais de polluer la planète jusqu’à la rendre inhabitable par la plupart des espèces, dont en premier elle-même.

    Ce n’est donc pas la décroissance – forme de frugalité égalitariste –, en attendant l’indigence pour tous, qui permettra à l’humanité de satisfaire sa suprême ambition d’immortalité. Et ccci d’autant moins qu’à contre courant d’un progrès dont il est prévisible que l’espèce humaine refusera de se priver – Ce progrès n’est-il pas ce qui distingue l’homme des autres espèces et en fait l’égal de Dieu ? La perspective d’un destin de fourmis, au sein d’une pyramide sociale aplatie à l’extrême, est fondamentalement contraire à sa nature.

    La pérennisation de la vie sur terre, dans des conditions n’empirant pas et pour une durée en tout état de cause limitée, est une écologie dénataliste, fondée sur une réduction de la population mondiale jusqu’à une stabilisation à un niveau raisonnable se situant à 2 ou 3 milliards d’êtres humains. Il est en effet établi que 7 milliards d’individus consomment le double de ce que la planète leur offre et que ce faisant ils vivent, ou survivent, à crédit, ce qui ne saurait durer. Voir https://www.youtube.com/watch?v=vfV6BKDmXFQ

    Dès lors, de nombreuses questions se posent, parmi lesquelles :
    – Y-a-t-il, oui ou non, une relation entre démographie et écologie au sens large, entendue comme promotion et protection des meilleures conditions de vie possibles sur terre, pour tous ?
    – Dans cette hypothèse, quel mal y-a-t-il à aider les plus prolifiques d’entre nous – qui se trouvent être les plus pauvres – à pratiquer les taux de natalité des riches. ?
    – La pauvreté étant reconnue comme la cause de naissances trop nombreuses dans certaines contrées du monde, qu’attendent les pays riches pour y soutenir, à défaut d’une industrialisation à laquelle ils se montrent peu enclins et qui aggraverait le cas de la planète, des politiques familiales primant la non-naissance, plutôt que d’assister à une prolifération suicidaire, pour tous et partout ?
    – Qui peut affirmer que l’épanouissement et le bonheur familial soit moindre avec 2 ou 3 enfants qu’avec 8 ou 10.
    – Pour prévenir l’accusation d’égoïsme que ne manquent pas de provoquer ces questions : où est l’égoïsme d’une écologie dénataliste, quand les catégories sociales favorisées y perdront une part de leur suprématie et de leurs avantages ?
    – N’est-ce pas plutôt dans la crainte des difficultés à surmonter (vieillissement momentané de la population avec ses conséquences, notamment en matière de retraites et de niveau de vie) que réside l’égoïsme ?

    Sans prétendre à l’exhaustivité, d’autres questions peuvent se poser, comme du point de vue éthique par exemple : La non-naissance est-elle une atteinte à la vie, et plus encore à son principe dans ce qu’il peut avoir de sacré ? Il suffit, pour répondre que ce n’est pas le cas, de penser aux innombrables spermatozoïdes, graines, glands et autres semences déjà porteurs de ce principe et pourtant exclus de leur fonction par la sélection naturelle. – Est-il acceptable de naître dans la pauvreté pour non seulement vivre ensuite dans le malheur, mais condamner, dans la grande majorité des cas, ses enfants à connaître son propre sort ? Concernant l’homme, l’abstinence, le retrait ou l’usage du préservatif, attestent en tout cas que d’innombrables êtres humains ont échappé à leur sort – favorable comme défavorable –, sans que cela pose trop de questions à la conscience de l’humanité.
    Juridiquement : L’homme, et plus encore la femme, peuvent-ils être privés du droit de procréer dans la mesure de leurs désirs ? La question ne peut être posée ainsi, pour trois raisons principales : 1°
    Ils ne choisissent pas, dans la plupart des cas, mais y sont poussés par la misère et des mœurs héritées. 2° – La dénatalité ne doit pas être imposée mais résulter d’une éducation elle-même fruit de la volonté d’amélioration le sort du plus grand nombre. 3° Le taux de natalité de 2,1 à 2,2, à généraliser pour assurer le renouvellement des générations, une fois la population mondiale stabilisée à son niveau optimum, est une moyenne n’excluant par la famille nombreuse.

    Qu’au demeurant ceux à qui la misère d’autrui permet d’exprimer leur compassion se rassurent, la pyramide sociale conservera, même avec la population la plus réduite, son incontournable structure faite de l’empilement des catégories sociales allant des plus pauvres, les plus nombreux, aux plus riches. Faut-il le répéter, notre seule possibilité en la matière est de choisir entre être plus ou moins nombreux à être pauvres. Certes, eux aussi moins nombreux, les riches continueront d’exister ; richesse et pauvreté existant l’une par l’autre, mais ceux dont leur disparition est l’utopie, doivent se faire une raison ; il s’agit là d’une toute autre affaire. Il s’agit d’inégalités sociales, ce qui n’est pas du domaine de l’écologie dénataliste.
    Pour approfondir cet article, voir : http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com

  2. Merci pour les explications mais COP21 ça veut dire quoi ?

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