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La quinzaine amazonienne à Paris

La quinzaine amazonienne se déroulait en novembre dernier à Paris. Présentée par Cœur de Forêt et Akiri, cette occasion offrait aux parisiens une immersion au cœur de l’Amazonie avec la présence de 3 chefs indiens exceptionnels : Benki Piyâko Ashaninka (BRÉSIL), Puwê Luis Puyanawa (BRÉSIL), Walter Lopez Shipibo (PÉROU) réunis autour de plusieurs événements.

Quinzaine_Amazonienne_Paris

Cette invitation au voyage permettait la découverte de cette région méconnue et mystérieuse, à travers des conférences, des concerts et des contes proposés aux enfants. L’exposition photographique « L’Esprit des Origines» présentée par Anouk Garcia demeure visible à la Bellevilloise jusqu’au 15 janvier 2015.

Parmi les invités d’honneur, nous avions le plaisir de retrouver Benki Piyâko, guide Ashaninka et coordinateur local du pur projet au Brésil : Povos de Floresta. Dès son plus jeune âge Benki Pyianko a été élevé pour devenir chaman. Il organise les cérémonies rituelles pour sa communauté et ouvre ses pratiques à tous. A la fois entrepreneur  (il a acheté plusieurs lieux pour développer des activités agricoles) et porte-parole de son peuple auprès des institutions nationales et internationales ; Benki aide d’autres tribus qui cherchent à suivre l’exemple Ashaninka de développement et de renforcement de la culture indigène.  Au sein du projet Povos de Floresta, il guide de façon très paternaliste les jeunes qui travaillent avec lui et partage avec son peuple la détermination, l’énergie  et l’éthique.

Le projet Povos de Floresta se situe dans l’état de l’Acre, à l’extrême Sud-Ouest de l’Amazonie brésilienne. Il borde les frontières péruvienne et bolivienne. Cette région très reculée (« là où les vents font demi-tour » disent les Brésiliens) est menacée par le développement d’infrastructures routières (BR 364) ou par la prospection pétrolière, par l’élevage extensif de bovins, et dans une moindre mesure, l’extraction illégale de bois d’œuvre – qui met surtout en difficulté les activités de chasse et de cueillette.

Depuis le début du projet de reforestation en 2012, ce sont 19 407 arbres qui ont été plantés. Offrant au peuple indigène de nouveaux arbres pour agrémenter leur forêt fruitière et ainsi augmenter leurs ressources locales et leurs revenus. En effet, la densification de la forêt par la plantation de fruitiers,  Apiwtxa, Raio et Yorenka permet d’éviter de déboisement et de profiter des fruits, des produits ou de l’ombre et de la fertilisation des arbres de la forêt. Les bénéfices économiques du projet proviendront de la vente des fruits à la petite industrie : 1000 arbres produisent 1 tonne de fruits par an. Les arbres plantés en 2013-2014 commenceront à donner des fruits d’ici 2 à 3 ans.

Si vous souhaitez davantage d’informations sur ce projet, vous pouvez consulter les rapports d’avancement disponibles sur la page du projet Povos de Floresta.

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