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La zone du projet "Biocorredor Martin Sagrado" reconnue comme Réserve de Biosphère par l’UNESCO

En 2008, Tristan Lecomte plante un premier arbre en agroforesterie dans le village de Santa Rosa au Pérou et décide d’en planter d’autres. Il crée alors PUR Projet, afin de lever des fonds auprès des entreprises désireuses de s’engager pour le climat et les populations. Les pépinières fleurissent, les producteurs sont formés à l’agroforesterie… Aujourd’hui, plus de 3 millions d’arbres, bientôt 5, ont été plantés dans cette zone isolée d’Amazonie andine péruvienne. La reforestation était un premier pas, la conservation forestière celui qui suivait…

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Les petits producteurs de la région fiers de leur réussite décident alors de s’organiser en associations et coopératives pour engager les démarches d’enregistrement d’une zone de conservation de forêt primaire de 300 000 hectares en amont de leurs parcelles, puis de se regrouper, avec l’accompagnement de PUR Projet, en une fondation de droit local afin de coordonner la gestion durable de la zone. En 2014, cette zone est certifiée projet de conservation forestière REDD+ (standards VCS, CCBA). C’est la reconnaissance officielle du « Biocorredor Martin Sagrado », un projet communautaire de réduction de la pression sur la forêt via le développement de modèles économiques alternatifs. Le projet acquiert de la visibilité, Marion Cotillard et Bertrand Badre (CFO de la Banque Mondiale) deviennent respectivement en 2011 et 2015 marraine et parrain du projet.

Cette année, l’UNESCO vient couronner le tout. En mars 2016, l’UNESCO annonce à Lima l’enregistrement d’une zone de 2,4 millions d’hectares, à cheval sur quatre départements, comme Réserve de Biosphère, un « site de soutien pour la science au service de la durabilité » qui concilie conservation de la biodiversité et son utilisation durable. Cette nouvelle Réserve de Biosphère «Gran Pajatén», vient englober la zone de projet REDD+ Biocorredor Martin Sagrado et le parc national voisin Rio Abiseo, déjà enregistré à l’UNESCO en tant que patrimoine mondial mixte pour ses caractéristiques naturelles et culturelles (ruines pré-incas).

Et l’histoire ne s’arrête sûrement pas là pour les producteurs de la région, le succès de la coopération public-privé ne laisse pas indifférent les investisseurs internationaux, notamment les Impact Investors avec qui PUR Projet travaille déjà afin de démultiplier l’effort de régénération des terres dégradées, à l’échelle régionale mais également nationale. À suivre…

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