Fermer

De l’idée à l’action : la ferme « moitié-moitié »

En ce mois de juin, PUR Projet se fait acteur d’un projet pilote et innovant d’impact investing : « Finca a la media ». L’objectif est d’aider les fermiers à augmenter leur surface de production via l’appui d’un mécanisme de financement rotatif et local, tout en adressant les besoins de restauration des écosystèmes.

Signature du contrat d’Impact Investing avec la coopérative Oro verde

« Finca a la media » pourrait se traduire par « Ferme moitié-moitié ». Le concept : appuyer un producteur en cofinançant l’installation d’une parcelle de cacao en agroforesterie dynamique. L’opérateur du projet apporte 50% des coûts d’installation, notamment sous forme de matériel végétal, de compost organique, ou d’assistance technique, tandis que le producteur apporte l’autre moitié, notamment sous forme de main d’œuvre et d’outils.

Ensuite, l’objectif du projet est de créer un cercle vertueux de financement qui s’auto-entretient, avec de plus en plus de producteurs intégrés sans besoin de lever de fonds additionnels. En effet pendant 7 ans, la moitié des revenus de la production est utilisée pour financer l’installation de nouvelles parcelles pour d’autres fermiers, permettant d’élargir le nombre de bénéficiaires. Enfin, à la fin de cette période, le producteur devient propriétaire exclusif de la parcelle.

Sur le Rio Huayabamba, en Amazonie péruvienne, où la pirogue est l’unique moyen de transport

Le développement du modèle est le fruit d’un travail de coopération de longue date entre PUR Projet et ses partenaires locaux (coopératives, fondations, fermiers), chacun apportant des expertises complémentaires. Au final, l’arbre et la diversification se sont imposés comme les deux piliers permettant de répondre à ce double défi.

Grey Lozano, coordinatrice PUR Projet, avec les producteurs de la vallée sur la zone du projet pilote

L’arrivée du projet a été positivement accueillie par les producteurs de la vallée, et les premiers fermiers volontaires participent à ce pilote de 105 hectares. L’intérêt du projet est de répondre aux multiples enjeux du développement durable : environnement, social, développement économique, autonomie des communautés, partage des connaissances, et promotion de la paix dans une région historiquement affectée par la culture illicite de la coca.

Pour l’instant, le projet n’en est qu’au stade de pilote et tout reste à construire. Néanmoins la vue, 10 ans plus tard, des parcelles déjà reforestées dans le cadre de notre projet historique des berges du Rio Huayabamba, nous invite à rêver.

Parcelle reforestée dans la région de San Martin, reconnue par l’UNESCO réserve mondiale de biosphère en 2016

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fermer