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L’agroforesterie pour la filière alcool, une démarche pionnière

Accompagnées par PUR Projet, les marques MUGLER et AZZARO (Clarins Fragrance Group) initient le projet pilote d’une démarche inédite : l’agroforesterie associée à la culture de betterave sucrière, utilisée pour la production d’alcool de parfum. Il s’agit de renforcer la biodiversité de l’agroécosystème pour produire de manière plus résiliente la betterave sucrière qui donnera l’alcool utilisé pour les parfums.

L’agroforesterie consiste à intégrer ingénieusement des arbres et des arbustes dans les systèmes agricoles, en les associant sur le long terme à des cultures pérennes ou des systèmes d’élevage. Les arbres sont plantés dans l’objectif de fournir de nombreux services naturels et gratuits pour améliorer la qualité de la production et la pérenniser face aux perturbations. L’ambition de cette démarche appliquée à la culture de betterave sucrière est d’inspirer une évolution des pratiques, pour une filière performante sur les sujets écosystémiques, et une production d’alcool toujours plus exigeante d’un point de vue environnemental.

Sur le terrain, le dispositif complet comprend, sur 12,5 hectares, une haie brise-vent abritant les cultures des intempéries, des lignes d’arbres et arbustes au sein de la parcelle, ainsi qu’à leurs pieds des bandes enherbées et fleurs sauvages contribuant au développement de la biodiversité. En décembre 2016, ce sont ainsi près de 2 200 arbres qui ont été plantés : alisiers, aulne, cerisier, charme, cormier, cornouiller, érables, fusain, noisetier, noyer, merisier, poirier, prunelier, myrobolan, sureau, tilleul, troène… L’ensemble de la plantation représentant environ 7% de la surface de la parcelle, désormais hors culture.

Plantation de la double-haie brise-vent, décembre 2016

Cet aménagement permet d’optimiser les services écosystémiques rendus aux cultures, en renforçant la trame verte et les corridors écologiques pour augmenter le réservoir de biodiversité ainsi qu’en luttant contre l’érosion et le ruissellement qui limitent les rendements agricoles. D’autres bénéfices apparaitront à court comme à long terme : la floraison étendue dans le temps est un gage de ressource continue pour les abeilles, l’apport de matière organique naturelle fertilise la terre, de nouveaux habitats sont créés pour la faune locale… mais aussi l’esthétisme qu’arbres et fleurs apportent au paysage.

Ce projet est le fruit de la rencontre entre plusieurs acteurs unis par leurs convictions, mutualisant leurs forces et compétences pour poursuivre l’expérience, la faire grandir et la propager dans les années à venir sur d’autres parcelles du territoire.

 « Par nature, notre système de production basé sur des cultures annuelles est sensible aux aléas climatiques. Or depuis quelques années nous vivons très concrètement des saisons particulièrement perturbées. De plus, nous mettons ici en valeur des sols fragiles, sensibles à la sécheresse, et qui doivent être protégés et améliorés si nous voulons continuer à produire durablement. […] j’ai la conviction que c’est une des solutions pour assurer la pérennité de la ferme à moyen et long terme, un moyen naturel et autonome de la rendre plus résiliente. Ce sont les arbres qui, il y a très longtemps, ont permis la genèse de nos sols fertiles ; il s’agit ici d’en réintroduire dans le paysage de façon organisée et compatible avec une activité agricole moderne. »

Céline Corpel, agronome et cultivatrice engagée de la ferme de Remicourt

 

« Le luxe selon Clarins Fragrance Group est une vision pérenne et audacieuse du monde, où se côtoient l’émerveillement du quotidien et la transmission aux générations futures. Un luxe résolument engagé en faveur de la planète, sans concession sur la part d’émotion et de rêve que doivent apporter nos créations. Ce projet pionnier s’inscrit parfaitement dans notre engagement pérenne.  »

Sandrine GROSLIER, présidente de Clarins Fragrance Group

« Avec PUR Projet, nous participons à remettre de la diversité dans les champs pour le bénéfice des fermiers et de leurs écosystèmes. […] Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à prendre conscience des enjeux et à souhaiter encourager l’évolution des modèles agricoles, notamment pour réduire leur propre empreinte et accompagner la transition de leurs filières vers des modèles plus durables et plus performants. Elles s’engagent alors dans une démarche de progrès. »

Tristan Lecomte, fondateur de PUR Projet

Vue d’ensemble de la plantation des lignes intra-parcellaires, décembre 2016

Semis de la betterave sucrière, mars 2017

Contacts :

Dossier de presse : DP_ClarinsPURProjet_InsettingAlcool_072017

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